Love to Death 1 (Love to death : an imaginary future) posté le mercredi 21 mai 2008 15:58

 

 

{#} Cette histoire a été écrite dans le style yaoi à la 1ère personne. C'est Mortysya qui m'a donné l'idée d'en créer une avec son plus que célèbre "Justinien" car elle-même est complètement folle de ces histoires ^^ c'est donc à toi que je dédierai cette histoire, tous les chapitres que je rédigerai seront effectués dans l'unique but d'honorer la plus grande fan de yaoi qui ait jamais existé ))

Je ne suis pas très doué pour les fics, je n'ai malheureusement qu'un expérience limitée mais j'espère qu'elle contentera le fan de yaoi qui sommeille en vous ! XD

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Love to Death, An Imaginary Future

Chapitre 1

 


Mardi matin, moi, la tête encore engourdie par les questions qui m’ont obsédées la veille, je regardais fixement mon réveil qui sonnait comme pour le défier de s’arrêter, comment avait-il pu me réveiller après ce sommeil d’horreur ?! Enfin, … Ainsi donc, moi, je prends ma douche comme tout les matins en me précipitant dans mes actions ; je ne réalise même pas ce que je fais tellement j’en ai l’habitude, et puis, suite à ce qui s’est passé, je n’ai pas vraiment la tête à m’occuper de ce que je fais, moi, Léopold, et tant est si bien que je ne suis incapable de dire ce que j’ai fait de mon réveil à mon arrivée au Lycée. J’ai 17 ans, je suis en première S et je vis avec mes deux parents, j’ai l’air d’un garçon normal certes, mais je suis loin de l’être. On me dit souvent étrange mais je ne m’en suis jamais rendu pas compte, par ailleurs aujourd’hui c’est riz poisson à la cantine. Je ne sais pas pourquoi je pense à ça. Pourquoi alors que tout se passait bien il a fallu que je réfléchisse à tout ça, moi ? En arrivant au lycée, je remarque toujours à quel point les gens sont attentionnés, ne serait-ce que par le bonjour ou la manière de m’adresser la parole, et pourtant à la base, j’ai plutôt un caractère associable, moi. Peut-être que si je l’avais été jusqu’au bout ça ne serait pas arrivé … toujours est-il que j’en suis là maintenant et que je marche le long du couloir aux dalles de carrelage avec tous ces gens à mes côtés. Je ne suis pas particulièrement beau, moi, je ne suis pas tellement intéressant, mais j’éprouve des sentiments incomparables à ceux des autres et j’ai toujours réussi à les expliquer de manière exacte, ça m’effraie. J’adore les gens. Je me déteste, moi, mais je les adore, les autres. Après 17 ans d’existence, il est peut-être normal de ne plus se supporter, c’est pour ça je crois que je veux toujours voir des gens et aller ailleurs, peu importe où, tant que ce n’est pas avec moi. Mes pas ne résonnent plus, je suis dans la cour en train de discuter. Je ne m’en suis même pas aperçu .. où sont passées les deux heures de cours qui se sont écoulées depuis mon arrivée ? je ne sais même plus.. de quoi je parle au fait ? ah oui des putains de cours de merde qu’on subit depuis des semaines. Mais qu’est-ce que je fous à la fin ??

J’ai pas envie d’en parler. Voilà ce que j’ai rétorqué à mon meilleur ami Jay, c’est comme ça que je l’appelle. En vérité c’est Jean-Baptiste son prénom mais comme il est beau gosse Jay ça lui convient bien, mais il m’intéresse pas ce matin, il m’ennuie à mourir de me parler des filles avec qui il a couché. Enfin bon, j’ai décidé, comme depuis ce matin c’est n’importe quoi, de ne penser à rien.

Ca ne fonctionne pas. Pensons aux choses que j’aime. Y en a trop. A ce que je compte faire après les cours. Trop de possibilités. A ce qui me tracasse. Comme hier ? Et voilà je retombe encore sur ça bordel faut que j’en parle à quelqu’un j’en peux plus merde.. Et ce qui se passa à cet instant, je ne l’ai pas compris. Fallait que je le fasse c’est tout. Dirigé vers la cour intérieure, mes jambes bougeaient toutes seules, je ne savais toujours pas pourquoi j’y allais mais j’y allais. J’y suis. Personne aux alentours, qu’est-ce que je fous ici alors ? Je pleure.

Mais pourquoi ? parce que, c’est tout.

Pourquoi je saigne ? parce que je me griffe les bras à sang, la tête et mes cheveux pas coiffés plaqués au mur qui crépite, les larmes s’écroulant sur le sol humide.

Mais pourquoi ? parce que, c’est tout.

Puis je revoyais cette scène en continue dans mon esprit, ne laissant que plus de questions en suspens. Je ne me rappelle pas ce que j’ai fait à partir de cet instant jusqu’au soir où je me suis retrouvé chez moi.. seul dans mes pensées, seul dans mon imaginaire, seul dans mon conscient, seul dans la réalité, le visage du garçon que j’avais rencontré ne cessait de m’apparaître.

 

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Love to death 2 (Love to death : an imaginary future) posté le mercredi 21 mai 2008 16:26


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Love to Death, An Imaginary Future

Chapitre 2

 

Vendredi matin, je n’ai tout simplement aucune idée de la façon dont j’ai pu passer ces deux derniers jours. Je me rappelle juste d’avoir parlé jusqu’à n’en plus pouvoir. Oui, j’ai parlé à une conne. Je pensais naïvement que ces êtres étaient doués d’intelligence mais c’était sans espoir, les cons. Je suis en train de faire un effort surhumain pour me souvenir des moindres détails de cette discussion, avec une conne, mais je suis encore en état de la dévoiler, puisque j’ai pleuré, ce jour là, jeudi. A l’heure actuelle, j’ai fini les cours, je suis allé boire un coup avec ma meilleur amie, saké (en vérité c’est anne-lyse son prénom mais comme elle boit tout le temps, je l’appelle saké) au bar pas très loin du lycée qui vient d’ouvrir, elle m’a remonté le moral alors que tout allait bien avant tout ça. Si mes parents savaient, … hé bah je ne sais pas ce qu’il trouveraient à redire, ils sont trop gentils pour ça. Enfin bon je suis sur mon lit, je dessine. Quand tout va mal, je dessine, c’est mon refuge, le papier et les couleurs, je me sens rassuré, comme bercé par tout cet univers, un peu comme tout ce qu’il y a dans ma chambre à vrai dire. Je suis en train de m’égarer, je voulais me rappeler de la conversation de jeudi avec cette conne. On était chez elle, j’avais pas faim pendant midi donc j’y suis allé. Je me rappelle encore de sa putain de tronche de faux cul, à cette conne.

Assise sur le balcon, elle me tendis une clope que je pris avec un remerciement prononcé, girouette (en vérité son nom c’est Fanny mais comme elle est conne, je l’appelle girouette) me passe du feu. Sur le briquet, c’était écrit  « be famous » en capitales. En me répétant le premier mot du slogan, j’ai pensé à moi et à ces derniers jours. J’ai clairement senti mon cœur se serrer très fort et battre de plus en plus. Bien évidemment je pensais à lui. Je peux promettre que je suis tellement sur les nerfs ces temps-ci que je n’y aurais même pas songé avant. J’ai donc eu la stupidité de tout déballer devant girouette.

 

-         j’ai envie de te dire un truc

(C’est à partir de là que j’ai merdé, j’aurais même pas dû avoir envie de lui dire)

-         quoi donc ?

-         je crois j’aime quelqu’un

-         qui ?
(tout d’un coup intéressée)

-         … tu me promets de ne rien dire ?

-         non

-         c’est le nouveau

-         LE nouveau ?

-         J’ai l’impression que c’est Adam

(Première libération de l’esprit, un aveu, un)

-         …. !

-         Ca me fait peur tu vois.. je suis perdu…

-         Depuis quand t’es homo ça te prends souvent ?!

(Réplique insensée d’une conne, je répète, d’une conne)

-         Putain c’est tout ce que tu trouves à dire ?!!!

-         Non j’arrive pas à croire que ..

-         Moi non plus

-         Un conseil tu devrais arrêter tes conneries

-         !!!!!

(incompréhension des stupidités d’une conne)

-         tu te rends compte un peu ? t’es en train de te mettre à dos les plus grands maux de ton existence juste parce que t’as envie qu’on s’occupe de toi !!

(Raisonnement sans queue ni tête)

-         t’es ignoble ! je te fais ce que je crois être un aveu et toi ..

-         tu me fais honte, tu t’es jamais préoccupée de moi et là tu te sens seul alors tu viens chez moi tranquille dans l’espoir de te faire des potes en me racontant des conneries ! je suis pas un bouche trou et encore moins attirée par le même sexe va-t-en

(c’est vrai que je l’aimais pas particulièrement déjà avant)

-         bordel mais tu pars en couilles c’est pas des conneries !

-         t’es juste en train de suivre le mouvement homosexuel de nos jours je te connais trop bien comme ça léopold t’as jamais été capable de ressentir les choses par toi-même

(je crois que la veille elle avait du lire un article intitulé ; « bisexualité : phénomène de mode ou réalité ? »)

-         t’es tarée

-         t’es homo

-         putain !!

-         ça te fait plaisir que je te dises ça t’en es fier hein ?

-         t’es vraiment qu’une conne tu t’inventes des trucs

-         dégage

 

C’est le dernier mot que j’ai entendu de girouette. Je ne sais pas pourquoi j’ai pas insisté et pourquoi j’ai pas nié toute invention de ma part … peut-être parce que j’en doutais encore moi-même. Mais c’est pourtant bien ce que je crois merde.. Le jour où je L’ai vu.. je savais qu’il y avait quelque chose de pas normal. Au début je pensais être jaloux tellement je l’observais, puis j’ai commencé à avoir envie de le voir, pas comme un ami, Adam, ni une fille, ni un frère ou quoi que ce soir d’autre, mais comme quelqu’un qui pourrait m’aimer à ma juste valeur… moi

… je suis toujours sur mon lit mais cette fois j’ai arrêté de dessiner. Non pas parce que j’en ai plus envie, mais pour regarder mon dessin. Je crois que je suis fou, ça tourne à la folie cette histoire. Je pensais avec tellement de rage à ce putain de dialogue de sourd que j’ai dessiné quelque chose d’autre que le modèle accroché sur le mur à côté. J’ai dessiné Adam, mais comme je me souviens plus de son visage je l’ai fais sans, sans visage ni couleur.

Il m’obsède à tel point, c’est pas possible ça fait tellement mal de penser à lui ! J’arrête pas de me dire que c’est contre-nature, mon cœur se contracte c’est douloureux.. Je suis pitoyable, je suis en train de changer de réalité, un peu plus chaque jour, pourtant j’ai l’impression de m’y habituer malgré moi. Moi j’ai envie de dire un ptit « Salope de girouette » pour la route! je l’avais oublié l’espace d’une seconde. Comment je vais m’en sortir avec tout ça moi, je vais devenir quoi ?

Puis dans la nuit à peine tombée, un jeune homme, dans une chambre assombrie par toutes les questions existentielles qui lui ont été données de se poser, seul, pleurait sur le dessin qu’il avait réalisé.

 

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Love to death 3 (Love to death : an imaginary future) posté le mercredi 21 mai 2008 19:04


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Love to Death, An Imaginary Future

Chapitre 3


 


Une semaine s’était écoulée depuis l’accident girouette 34250564. Oui, je parle d’accident, le terme est approprié. Jamais je n’ai fait si grosse connerie. C’est une connerie de parler à des cons, parce qu’après, on se retrouve dans la merde, car les cons ne savent pas garder leur putain de bouche pleine d’herpès fermée (oui, girouette en a). La rumeur circule dans le lycée que Léopold serait pd. Et voilà, voilà dans quoi je me retrouve maintenant. L’autre jour un pauvre mec m’a sorti « léopold il a perdu son OL, il a perdu son OL !! » j’ai demandé bêtement pourquoi et il ma répliqué « léopd ! léopd ! » Ayant compris le jeu de mot qui ne casse pas trois pattes à un canard (ma grand-mère le dit tout le temps), j’ai nié ses propos en affirmant être hétéro.. Qu’avait-elle bien pu dire aux autres cette conne ? Ce jour là, Adam, se trouvait là lui aussi. Et si je parle de lui maintenant c’est justement parce qu’il s’est passé quelque chose de spécial à ce moment là. Adam, 17 ans première S. La première chose que j’ai repéré chez lui, ce sont ces yeux. D’ailleurs j’aurais du me douter de mes sentiments le moment où j’ai regardé ses yeux, quoique c’est normal non ? … Enfin, ses yeux sont marrons avec des éclats bleus à l’intérieur, c’est magnifique ; mais ce n’est rien comparé à son corps (me revoilà avec mes termes étranges, faut que je fasse attention à pas sortir ça spontanément) qui est incroyablement bien formé, je me demande si ses parents l’ont pas fait exprès, il est grand, légèrement plus que moi, les pieds parfaits, juste à la bonne pointure, les mains parfaite, le visage fin, les joues que je mangerais volontiers matin et soir, ses cheveux bruns mi-longs qui incarnent la perfection capillaire que peut atteindre l’homme, les sourcils fins, le regard malgré tout un peu vantard, il est toujours bien habillé et porte des chaussures différentes chaque jour. (j’ai mis une semaine pour récolter ces informations) En bref, il est arrivé au Lycée en milieu d’année de Paris pour étudier à la fac de lettres bien qu’étant en S. Contrairement à ce que son apparence laisse suggérer, il n’est pas tant prisé que cela au Lycée et il n’est pas si populaire … en même temps son arrivée est récente mais j’ai l’impression d’être le seul à vraiment le regarder…Donc, Adam, suite à la réplique pitoyable du pauvre mec, il s’est retourné, car il est devant moi en cours de maths, et il m’a fixé des yeux tout en disant « ah bon, bah ça alors .. » avec un sourire dont je serais incapable de déterminer le caractère.

Qu’est-ce que ça veut dire ça « bah ça alors » ?

Etait-il étonné du fait que les homo ne courent pas les rues ?

Etait-il soulagé de ne pas être le seul ?

Se réjouissait-il de s’être trouvé un prétendant ?

J’ignore s’il se moquait. Et si Adam l’était aussi ? Je ne l’ai pas encore vu sortir avec une fille et même si c’était le cas, je me connais, j’entretiendrais encore l’espoir de la bisexualité. Ah oui, j’ai oublié de dire que je m’étais considérablement émancipé en une seule semaine. Je crois avoir bien réalisé la valeur de mes sentiments. Je me suis résigné à lutter comme j’avais du sûrement le faire ces dernières années où je ne me rendais compte de rien .. Mais je ne m’assume pas pour autant, j’ai encore peur de ce que je ressens, et en particulier du regard des autres, ils blessent et seraient capables d’assassinat, je ne le sais que trop bien avec ma connerie.. même si elle a permi de me rapprocher d'Adam car suite à sa remarque, il me semble qu'on se parle casi tous les jours mais pas encore assez à mon goût. En y repensant, à force de m’occuper d’Adam, je crois que si je venais à le perdre de vue ou à connaître de lui des sentiments différents des miens, j’ignore ce que deviendrai. Toujours est-il que sa réplique de l’autre jour m’a sensiblement rassuré même si elle ne donne aucune indication précise sur ce qu’il ressent, et quand bien même ce serait le cas, j’ignore s’il m’aimerait … C’est donc hier que j’ai trouvé la solution : étant donné que je ne peux pas me charger de cela tout seul sans éveiller les soupçons, en particulier celui d’Adam, il me fallait une aide extérieure. J’ai donc choisi saké, ma meilleure amie. Cette fois j’ai bien réfléchi avant de prendre ma décision, quel idiot j’ai été cette fois-là !

C’est justement vers chez elle que je me dirige à l’instant. Du moins, si elle n’a pas décidé de se bourrer la gueule au parc du coin entre temps ! J’arrive donc fort bien accueilli comme toujours et c’est sans hésitation, qu’après m’avoir fait le câlin du siècle, on s’installa à l’écart de sa famille, dans son jardin. Elle ne tarda pas sur le sujet :

 

-         écoute Léopold, je sais que tu ne vas pas bien ces temps-ci, je le vois bien ; je sais que c’est pas facile pour toi de me parler de tes soucis et je suis vraiment contente que tu te confies enfin un peu à moi, d’habitude c’est moi qui parle tout le temps …

-         Quand t’es pas bourrée
fis-je ironiquement

-         Oh s’il te plaît évite ça Léo .. dit-elle en baissant la tête

-         Scuse

-         Donc, je t’écoute

-         J’ai découvert quelque chose sur moi
. (Je sortis alors de mon sac le dessin d’il y a une semaine et le posai sur la table basse) à quoi ça te fais penser ça ?

-         A une personne, je sais pas si c’est une fille ou un gars … Mais qu’est-ce que c’est ?

-         Quand tu le vois, c’est quoi ta réaction ?

-         Et bien .. pour tout te dire ça me fait peur. Une personne sans visage ne peut pas s’exprimer et ça, c’est totalement inhumain.

-         Je me sentais inhumain à ce moment-là

-         Explique toi Léo !

-         c’est la personne que j’aime actuellement mais je crois que je n’avais pas le courage de dessiner la suite de peur de prendre conscience de la réalité et non par oubli.

-         Et tu te sens inhumain parce que c’est un garçon.

-         ??? (comment avait-elle compris ? j’ai pourtant été prudent !)

      C’est Adam non ?

-         Putain c’est pas vrai.. quelle conne !

-         Qui ?

-         Girouette

-         Girouette ??

-         Laisse tomber …

-         Tu sais Léo, personne ne me l’a dit.

-         écoute, c’est compliqué encore pour moi et ..
(elle m’interrompit brusquement)

-         Adam est le seul garçon auquel tu n’as pas donné de surnom, et vu comment tu l’observes en classe je savais pertinemment que tu l’aimais.. t’es mon meilleur ami je te rappelle et j’arrive à peu près à reconnaître les sentiments d’une personne si tant est qu’ils se manifestent.. Pourtant je ne voulais pas te faire du mal en faisant cette supposition mais étant donnée la voie sur laquelle tu m’avait mise …ça me fait plaisir d’en avoir la confirmation. Tu n’as pas à te sentir coupable pour quoi que ce soit tu sais, c’est tout à fait normal de ressentir ça t’es pas le seul … et moi je te soutiens à 100% tu restes mon Léopold adoré !

 (Ce fut discret mais, c’était la première fois que je voyais saké sourire ainsi)

-         je l’aime à mourir tu sais. Chaque jour je veux m’approcher de lui, chaque jour je veux être près de lui, le sentir près de moi, être en contact avec sa peau, sa chair, son être,  chaque jour je cherche des prétextes inutiles pour l’effleurer, rien que l’effleurer, chaque jour un peu plus. C’est ce désir non assouvi qui me tiraille au plus profond de moi. Je ne me sens pas normal .. j’ai l’impression d’avoir été conçu différemment et de fonctionner d’une manière qui m’apparaît complètement contre-nature.. mais pourtant je poursuis cette voie, je ne sais pas où elle mène et ça, j’en suis absolument terrifié …

Je stoppai mon discours le temps de calmer mon cœur qui battait à vive allure, mais je fus pris de cours par mes sentiments et surtout par des réactions purement humaines. De l’eau sortait de mes yeux comme un flot discontinu de détresse infinie. Saké me prit tendrement dans ses bras en me cajolant. J’étais misérable. Toute cette tristesse, je pouvais enfin l’évacuer aux côtés d’une personne qui comprenait la véritable valeur de ces nouveaux sentiments, que j’avais tant de fois refoulés. Je n’avais jamais autant pleuré en si peu de temps et pour cause, je peux employer ce terme à juste titre tant il est véridique : la rencontre d’Adam avait réellement pris un tournant dans ma vie sentimentale.

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Love to Death 4 (Love to death : an imaginary future) posté le jeudi 22 mai 2008 20:09

 

 

Love to Death, An Imaginary Future

Chapitre 4


 



Ce formidable entretien sentimental avait quelque peu débloqué ma situation : même si Saké s’est dite absolument incapable de voir dans le jeu d’Adam, je me suis dit qu’elle pourrait au moins m’aider à le découvrir. Si seulement je le savais … Ce matin mes parents m’ont fait chier, mes résultats baissent un peu ces temps-ci. Je ne fais plus d’effort, je suis bien trop occupé, lorsqu’il ne s’agit pas d’Adam, à sortir le soir, ou à jouer mon no-life à la maison. C’est étrange parce que je vois des gays partout maintenant, j’ignore s’il s’agit là d’une généralisation de ma sexualité à travers les gens qui m’entourent. Il suffit de les observer pour que je sois pris de violentes suppositions farfelues basées sur une sexualité pas encore éveillée, comme si de par leur comportement je devenais tout à coup capable de déterminer si ces gens là étaient aptes ou non à devenir bi ou gays.. c’est étrange, mais je crois m’être découvert un semi-sixième sens car ça ne marche pas tout le temps. Hier soir par exemple, saké et moi on est sortis, suite à mon aveu qui n’en est pas véritablement un, et on a été boire au parc des Tilleuls, le seul qui laisse ouvertes ses portes après 19 H. On a vus deux mecs posés tranquilles qui adoptaient le même genre d’activité, pour le moins très ludique, assis sur un talus pas loin . Je n’avais pas réussi à distinguer leur visage tant il faisait sombre mais ils étaient assez grands. On a bien dû passer deux heures à discuter de relation entre mecs, des conflits qui pouvaient y naître mais également du profond sentiment de vacuité qui pouvait en ressortir suite à une libération totale de l’âme. C’est vrai qu’à bien y réfléchir, si Dieu existe vraiment et qu’il a fait l’Homme à son image, avait-il prévu que de telles relations aient pu voir le jour ? Ou alors Dieu possède toutes les sexualités existantes et tous les sexes ? Peu importe, j’en ai suffisamment débattu hier soir avec Saké. Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’avec toutes nos hypothèses, je fut bien étonné de surprendre ces deux mecs s’embrasser avec passion tous les deux, étant donné la façon dont cela c’était produit, cela devait bien être la première fois qu’il le faisaient. Ils devaient être relativement excité car ils n’ont pas tardé à passer à la suite. (du moins je l’ai déduis de par leur fuite prématurée) Je me sentais tellement évolué après m’être confié que j’étais à deux doigts de les rejoindre, rien que pour me tremper dans le bain de l’homosexualité, tel un premier baptême de relations contre-nature. (enfin je parle de nature mais mon hypothèse avec Dieu est en mesure de réfuter ce terme) Je suis donc rentré bredouille mais non sans avoir atteint un certain niveau de maturité en quelques heures de remise en cause.

 

Le lendemain donc, j’étais encore sous le joug de l’après-bourrage de gueule à deux qui annonçaient déjà les prémices d’une journée follement désagréable. Après tous ces évènements des jours passés, je me sens enfin l’âme d’un véritable garçon déterminé à achever ce dont il a été victime, ses propres sentiments. Il me fallait voir Adam, il me manquait. Ce week-end m’avait paru interminable sans sa présence aux alentours. Je reviens à y penser mais étrangement, seuls quelques idiots avaient été avertis par les dires de Girouette et elle n’avait visiblement pas dévoilé l’identité de celui que j’aimais. J’en ai supposé que ce devais juste être sa manière à elle de punir mon soi-disant « faux dévoilement intérieur » car pensant suivre un mouvement populaire de plus en plus répandu. Elle avait malheureusement tort, enfin ça m’a au moins permis d’avoir un avant-goût de ce qui m’aurait attendu si j’avais décidé de faire une annonce générale sur mon homosexualité.

 

Ce matin je n’ai rien mangé, j’avais trop mal au ventre de la veille. Quand ma mère m’a tendu sa célèbre biscotte beurrée à la confiture de rhubarbe accompagné de sucre vanillé sur les bord, j’étais sur le point de dégobiller tout l’alcool de la veille et mes vices avec. Enfin tout ça pour dire qu’en ce moment même Adam se trouve dans le couloir en train de discuter avec Jay qui est je le rappelle mon meilleur pote qui n’est attiré que par le sexe.. Tout en me demandant quelle genre de conversation intelligente ils pouvaient bien entretenir, je m’avançai discrètement vers eux tout en essayant de garder une attitude pour le moins décente. En m’approchant, je remarquai des habitudes qui n’étaient pas les siennes, son comportement était anormal. En faisant abstraction de ce fait, je fixai pourtant son visage d’ange qui me fit perdre toute distinction .J’en oubliai presque de saluer Jay, bien trop absorbé par mon envie de lui sauter dessus et d’embrasser ses lèvres divines quand il s’adressa, à ma plus grande joie, directement à moi tandis que je m’approchais :

-         salut Léo bien ?

(« Léo » ??)

-         je …j’ai un peu le tournis hier j’étais avec Saké et j’ai un peu abusé des boissons … mais ça va et toi ? t’as passé un bon week-end ?

(nier tout étonnement de ce nouveau surnom et poursuivre normalement)

-         Pareil c’est pas la forme j’ai été boire avec un pote hier et ça m’a retourné l’estomac !

-         Avec un pote ?

(un ami ? tout seul, lui avec un ami, quel ami ?)

-         oui, Tristan

-         ah bon où ça ?

(je ne connais aucun Tristan à ce jour.. avec un ami c’est normal non ? tout en me le répétant, j’ignore pourquoi, mais j’avais l’impression d’être jaloux de ce mec qui bénéficiait du traitement particulier qui lui était accordé .. tout seul… avec Adam.

J’espère ne pas lui apparaître trop indiscret avec cette question…)

 

-         au parc des Tilleuls

 

Au parc des Tilleuls… au parc des Tilleuls … les Tilleuls du parc…y en a pas 36000 hein ? pas vrai, il y en a bien un seul et unique … ? …moment de pétrification. L’espace d’un instant, ayant reçu tel un rocher l’incroyable révélation, je suffoquais.. j’étais absolument tétanisé, c’était affreux. J’ai attendu longtemps avant d’avoir des indices sur quoi que ce soit chez Adam, ne serait-ce que l’élément le plus futile de sa vie privée, tant que ce fut une piste utilisable sur laquelle effectuer mes recherches personnelles. Mais là, ce fut trop, trop d’un coup et je fus excessivement stupéfait par cette réponse inattendue à cet instant pour réfléchir avec discernement….

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Love to Death 5 (Love to death : an imaginary future) posté le samedi 24 mai 2008 16:32

 

 

Love to Death, An Imaginary Future

Chapitre 5

 



Il est impossible de récuser ce fait, à présent, tout est devant mes yeux. Sous l’effet de la stupeur d’un aveu impromptu, j’avais compris ce qui se passait chez Adam. Il est gay et ça ne fait aucun doute maintenant, ou Bi tout du moins. Mais le plus gros bémol qui m’a fendu le cœur c’est Tristan, Tristan est un problème. Mais tout de même ! j’ai enfin pu jouir d’une victoire sans pareille.. j’ai trouvé cela tout à fait prodigieux. Peut-être qu’il est pris pour le moment, mais savoir qu’il éprouve la même attirance que moi pour une catégorie de personne bien déterminée est un atout considérable. Rien que le fait d’imaginer qu’Adam eut été hétéro provoque en moi de pénibles remouds. A ajouter là dessus le fait que lui et moi nous entendions bien est extraordinaire. Je ne bénéficie même pas du vocabulaire approprié pour décrire mes sentiments, domaine qui constitue pourtant mon expertise habituelle, pour dépeindre avec exactitude ce que je ressens à l’heure actuelle.

Moi qui ai voulu rejoindre ce couple ce jour-là, moi qui ai été témoin de leur baiser partagé avec frénésie, c’était en réalité Adam et Tristan ! En prononçant leurs prénoms respectifs je me rendis compte avec tristesse du rime parfait. C’est vrai qu’Adam et Léopold n’atteint pas l’osmose escompté…

Toujours est-il que le premier couple que j’ai rencontré après la discussion d’avec Saké s’averrait être ces deux-là ! Et quand je les ai vus, moi, assis dans l’herbe débattant sur la nature de leur sentiments, s’en aller comme pris de fortes pulsions hormonales réciproques, j’avais tellement envie de les rejoindre !! Adam… qu’as tu bien pu faire avec lui ? Je me demande encore si tout cela est possible.

 

Après la réponse d’Adam, je restai quelques secondes coi avant de reprendre, comme mis en appétit par cette révélation :

 

-         j’ai jamais entendu parler de Tristan …

(tout en espérant plus d’indications)

-         c’est un ami du conservatoire ça fait plusieurs années qu’on joue ensemble

(j’avais oublié de préciser qu’Adam faisait de la gratte)

-         ah .. d’accord.

 

A partir de là, deux options s’offraient à moi : soit je choisissais d’avouer avoir été présent sur les lieux du crime, soit je choisissais d’aller plus loin encore et d’engager le dialogue vers un voie un peu plus personnelle … Tandis que je méditais sur le choix le plus opportun, il reprit :

-         si tu veux il faudra qu’on se fasse un truc un jour ensemble !

 J’étais de nouveau sous le charme de son incroyable gentillesse. Je ne peux rester de marbre face à tout ça … faut que je réagisse bordel !

-         en fait hier j’étais …

 

Mais je fus coupé brutalement par le professeur d’anglais qui nous somma d’entrer en classe. Son interruption me fit perdre tout courage qui avait été mien en la présence d’Adam.

Je me rongeai l’âme de ne pas avoir avancé sur le terrain de notre relation. Peut-être que je ne suis pas encore suffisamment prêt … peut-être que je nécessite encore plus de maturité … toujours est-il que j’ai peur de ne pas être aimé d’Adam.. j’ai peur qu’il ne m’accepte pas …

Je sortis donc mes affaires et les installai sur mon bureau. La pendule de la salle était accrochée au mur en face de moi c’est-à-dire dans l’axe d’Adam, en gros je ne paraissais pas si suspect que ça de l’observer vu que je pouvais très bien fixer l’horloge … même si la beauté d’Adam, même de derrière était préférable. Tout en faisant des dessins inutiles sur un coin de mon cahier, j’entrepris une longue souffrance avant la fin des cours.

 

A la sortie du Lycée, alors que cette journée qui m’avait paru durer des mois arrivait finalement à son terme, je m’empressai de trouver Adam pour poursuivre notre dialogue mais ce foutu destin en avait décidé autrement : je perdis sa trace malgré moi dans le tumulte qui s’imposait. 1500 lycéens, ça ne s’élimine pas comme ça même si je n’avais aucune envie de lésiner sur l’utilisation abusive de Napalm pour supprimer tous les obstacles qui me séparaient d’Adam, en particulier Tristan qui figure en tête de liste (blague à part bien évidemment) Il m’était impossible de m’arrêter là… je ne pouvais pas simplement rentrer chez moi et me détendre tranquillement dans mon univers si familier …

Des affaires plus urgentes méritaient mon attention. Il me fallait rencontrer Tristan.

 

La rue du Lycée est particulièrement abondante, il y a vraiment de tout. Que ce soit en magasins, en véhicule, en braderies, en couples dépravés ou en détritus, difficile de faire le tri avec tout ça. J’ai quand même réussi à nager à travers ce parcours aventure et à y rencontrer Jay sur le chemin, qui m’a tout de suite raconté ses histoires de cocuage à deux balles.

 

      -     salut Jay bien ?

-         et bah pas vraiment tu sais que je sors avec Yana en ce moment ? et bah l’autre soir il y avait aussi Fanny et on a couché ensemble alors qu’on était dans l’appart’ de Yanna.. j’ai vraiment tout foiré …

-         putain tu couches avec girouette cette ****** !! t’es vraiment stupide en plus c’est vraiment qu’une conne !

-         tu dis ça parce qu’elle sait que t’es gay

(putain c’est pas vrai…)

-         je ne le suis pas c’est juste qu’elle veut se venger de moi parce qu’on s’est pris la tête ..

-         elle ne l’a pas dit à tout le monde elle me le juste dit à moi et à quelques autres parce qu’elle sait qu’on est de bons potes, t’inquiète pas …

( je rêve ou il insiste ?)

-         qu’est-ce que tu peux savoir toi à toujours coucher avec n’importe qui !

-         c’est faux ! je sais qu’on est potes et que tu aurais pu m’en parler… ! Je peux te comprendre tu sais …

( je crois que je rêve)

-         mais bordel qu’est-ce que tu en as à foutre ? honnêtement tu me casses vraiment les couilles en ce moment donc barre-toi et laisse-moi tranquille.

(je ne sais pas ce qui m’a pris à ce moment-là. Je crois que je commence à en avoir marre de lui. J’ai toujours été jaloux de lui et de ses conquêtes. Il n’a jamais vraiment eu à trimer ou à souffrir dans sa vie alors comment peut-il prétendre pouvoir me venir en aide en me rappelant que je suis gay merde !

Je m’en fous qu’il soit au courant après tout, avec un peu de chance, je crois espérer sans m’en rendre compte qu‘Adam viendra à moi avec tous les efforts que je mets en œuvre..)

 

Je ne lui ai même pas laissé le temps de riposter à mon affront verbal en traçant ma route avec zèle. J’atteignais donc avec une vitesse fulgurante, le conservatoire duquel je poussais les portes avec entrain. Arrivé à la réception, je demande avec indiscrétion si un certain Tristan a cours aujourd’hui. On me répond que non seulement les mardis et jeudi, au moins, je n’aurais donc pas à effectuer de recherches approfondies sur ses horaires..

Je m’asseyais donc sur le banc à l’entrée pour faire le point. La tête posée entre les mains, les yeux clos, je réfléchissais à tout ce qui avait pu m’amener là. En me regardant, les gens du conservatoire auraient pu me prendre pour un vieux dépressif. Toujours est-il qu’il me fallait trouver Tristan, aujourd’hui même. Avant de m’en aller, je demandai sans grand espoir à quel établissement il étudiait. J’appris, contre tout attente, qu’il était coiffeur au centre ville. J’ouvris de grands yeux devant cette réponse. Il travaillait donc ? Il avait déjà un boulot ? Quel âge avait-il ? La nature de son emploi ne m’étonna point même si les préjugés y sont en grande partie responsables. Je voulais demander son âge mais je m’y résignai, de peur de paraître trop suspect aux yeux de cette dame. J’allais avoir une chance de le rencontrer personnellement. Mais que vais-je lui dire ? « alors comme ça tu te tapes le mec avec qui je veux sortir ? » c’est pas très fairplay sachant qu’il m’a déjà devancé ..

Je trouverai bien sur place, je suis doué pour ça. Le monde du centre ville me rend claustrophobe. J’adore le monde, je suis vraiment fan du genre hein, c’est pour dire ! Mais quand je suis absorbé par quelque chose, qui plus est en rapport avec moi, j’entre dans un état second spécifique à mes envies et ma détermination. Je ne supporte pas qu’on se mette en travers de mon chemin. J'étais debout devant la porte vitrée aux verres fumés portant l'indication "salon de coifure"; je la poussai dans l’espoir de mettre un terme rapide à la gêne du premier instant de rencontre, mais c'était sans compter sur ma chance à toute épreuve. L'entrée était close, l’heure de fermeture devait avoir été dépassée. Tandis que je rebroussai chemin misérablement, je tombai nez à nez avec un grand et beau jeune homme qui venait de passer une porte adjacente dans cette rue bombée par la foule. Les cheveux, aussi magnifiques que ceux d’Adam, lui arrivaient au cou, les yeux marrons avec des teintes bleues, on aurait dit Adam en un peu plus vieux . je fus déstabilisé par la ressemblance. Il me fixa d’un regard dérangeant, presque oppressant. J’ignore ce que je ressentis exactement à cette vue plaisante, mais ce devait être similaire à une certaine attirance. Il s’approcha lentement vers moi alors que je perdais mon sang-froid pour m’adresser la parole :

-         tu cherches quelque chose ? c’est pour un rendez-vous ?

(quelle voix sublime …)

-         en…en vérité je voulais faire la connaissance de l’ami de quelqu’un que je connais bien .. mais il est introuvable et je sais qu’il s’agit de son petit copain et je voulais lui parler.

( !!! devant mon incroyable stress je dis vraiment n’importe quoi ! Il n’était pas question de lui dire ça !)

-         Ah ? vraiment ? et il travaille ici ? c’est quoi son prénom ?

(ça n’a pas l’air de le déranger..)

-         oui exactement, il s’appelle Tristan vous savez où je peux le trouver ?

-         Ah ! Bien sûr !! c’est mon voisin tu n’as qu’a m’accompagner je te montrerai où il habite.

(ce n’est donc pas lui Tristan…)

 

En plus d’être d’une beauté à couper le souffle, il se montre d’une gentillesse sans pareille. S’il n’y avait pas Adam, je crois que je serais assez fou pour l’embrasser et le ramener chez moi !

Nous avons donc pris la direction de son appartement afin de faire la connaissance de Tristan. C’est encore le même problème qui se pose à moi : que pourrais-je bien lui dire quand il m’ouvrira sa porte ?

L’homme qui s’avère être son voisin travaille en réalité au salon de coiffure du centre ville. Il m’a été très sympathique tout au long du trajet, on a bien discuté et il m’a même affirmé la joie que cela lui avait procuré de faire ma connaissance à travers de multiples remarques. J’ai été touché par sa sensibilité naturelle. Je pense que je le reverrai, cela ne fait aucun doute. Il m’a dit qu’il avait son propre appartement et que ses parents étaient décédés, mais qu’il avait pu reprendre une vie normale notamment à travers les voyages qu’il entreprend…un beau voyageur c’est romantique …

On arrivait sur le lieu convoité. Il s’agissait d’une résidence privée qui s’étendait sur une grande distance. Passé la première porte, on se retrouvait dans une cour intérieure qui menait à une sorte de petit espace vert sur lequel étaient installés des bancs et des jeux pour enfants. Croyant être à l’extérieur, je pensais lui demander où cela nous menait mais je remarquai qu’il s’agissait d’un espace clos, cerné par les appartements de la résidence. On avançait donc jusqu'à la porte à l’opposée à la précédente. Il y a avait un couple qui s’embrassait. C’était moche, mais même laid, ce couple nous avait gêné tous les deux, nous qui ne nous connaissions pas encore bien. On montait donc des escaliers qui me paraissaient interminables pour finalement arriver sur le palier d’un appartement numéroté « 12 ».

 

-         c’est par là,  me dit-il

 

Je ne compris par pourquoi, mais il sortit un trousseau de clé de sa poche et, une fois qu’il trouva celle qui l’intéressait, il l’utilisa pour ouvrir la porte blindée. J’entrai donc, pensant qu’il avait quelque chose à aller récupérer dans son appartement pour ensuite me montrer celui de Tristan, c’est pour cette raison que je m’étais abstenu de tout commentaire, mais il me demanda, une fois à l’intérieur, de refermer la porte.

 

-         qu’est-ce qu’on fait ici ?

(je trouvais cela bien étrange)

-         on y est

(moment de panique)

-         dans ton appartement ?

-         Oui, c’est moi Tristan.

 

Et alors là, il se passa quelque chose. Sans même qu’il me laissa poser quelque nouvelles questions, il me prit violemment contre la porte et je fus pris de court par de tendres lèvres qui s’apposèrent aux miennes dans un baiser farouche.

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